NDP028 - Le rapace
- Dessin (20 x 30 cm)
- crayon graphite
- 2025
Dessin au crayon graphite des statues érigées par Violet le Duc sur les galeries des tours de Notre-Dame de Paris.
La représentation de la chimère sous les traits d’un rapace s’inscrit dans une tradition médiévale où l’imaginaire fantastique se mêle étroitement à la symbolique religieuse. Dans ce dessin, la créature hybride, mi-oiseau de proie, mi-être monstrueux, évoque à la fois la puissance, la vigilance et une forme d’inquiétante étrangeté. Les ailes déployées, le regard perçant et les serres acérées rappellent les attributs du rapace, animal souvent associé à la domination du ciel et à une vision surplombante du monde.
Dans la chrétienté médiévale, la chimère n’est pas seulement une figure fantastique : elle devient un symbole moral et spirituel. En tant qu’être composite, elle incarne le désordre, la confusion des natures et l’écart par rapport à l’ordre divin établi par Dieu. Associée au rapace, elle peut également suggérer la tentation, la prédation spirituelle ou encore l’orgueil, péché majeur souvent lié à l’élévation et à la volonté de s’élever au-dessus de sa condition.
Cependant, l’image du rapace possède une ambivalence. Certains oiseaux, comme l’aigle, sont aussi des symboles positifs dans la tradition chrétienne, représentant l’élévation de l’âme vers Dieu ou la vision divine. La chimère-rapace détourne ainsi ces qualités pour en proposer une lecture inversée : une élévation trompeuse, une vigilance tournée vers des fins terrestres ou corrompues.
Ce dessin s’inscrit donc dans une lecture allégorique propre au Moyen Âge, où chaque créature, réelle ou imaginaire, participe à un langage visuel chargé de sens. La chimère rapace devient ainsi une figure de mise en garde, rappelant les dangers de la démesure, de l’illusion et de l’éloignement des principes divins.
Encadré avec passe-partout 30/40
- Technique : Dessin (crayon graphite)
- Année de réalisation : 2025
- Hauteur : 20 cm
- Largeur : 30 cm
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