NDP027 - Le morse
- Dessin (30 x 40 cm)
- crayon graphite
- 2025
Dessin au crayon graphite des statues érigées par Violet le Duc sur les galeries des tours de Notre-Dame de Paris.
Cette chimère, inspirée du morse, s’inscrit dans la tradition des créatures hybrides de l’imaginaire médiéval. Le corps massif, les défenses proéminentes et la présence amphibie de l’animal évoquent à la fois la force brute et une forme d’étrangeté inquiétante. Dans le contexte de la chrétienté médiévale, les créatures marines ou semi-aquatiques étaient souvent perçues comme appartenant aux marges du monde connu, symbolisant l’inconnu, le chaos et parfois le danger spirituel.
Les défenses du morse, ici accentuées, peuvent être interprétées comme une allusion à la dualité morale : elles servent à la fois d’armes et d’outils de survie, reflétant la capacité humaine à choisir entre le bien et le mal. La nature hybride de la chimère renvoie quant à elle à la notion médiévale de désordre contre-nature, souvent associée au péché ou à la corruption de l’ordre divin. Pourtant, ces créatures ne sont pas uniquement négatives : elles pouvaient aussi jouer un rôle d’avertissement ou d’enseignement moral, incitant le fidèle à réfléchir sur ses propres dérives.
Enfin, le lien du morse avec l’eau — élément symboliquement associé à la purification mais aussi aux profondeurs obscures — renforce l’ambiguïté de la figure. Cette chimère devient ainsi une image à la fois fascinante et inquiétante, typique des bestiaires médiévaux, où le merveilleux et le spirituel se mêlent pour transmettre une leçon morale.
Encadré avec passe-partout 40/50
- Technique : Dessin (crayon graphite)
- Année de réalisation : 2025
- Hauteur : 30 cm
- Largeur : 40 cm
Soyez le premier à laisser un avis.