NDP033 - L'aiglon

  • Dessin (30 x 20 cm)
  • crayon graphite
  • 2025
500
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Dessin au crayon graphite des statues érigées par Violet le Duc sur les galeries des tours de Notre-Dame de Paris.

La chimère représentée ici prend la forme singulière d’un aiglon, créature hybride à la fois fragile et promise à l’élévation. Dans l’imaginaire médiéval, les êtres chimériques ne sont jamais de simples fantaisies : ils incarnent des vérités spirituelles, souvent paradoxales. L’aiglon, jeune aigle encore dépendant, évoque la condition humaine — imparfaite, en devenir — mais tournée vers la lumière.

Dans la symbolique de la chrétienté médiévale, l’aigle est associé à la contemplation divine et à l’élévation de l’âme. Il est notamment l’attribut de saint Jean l’Évangéliste, dont la pensée est censée s’élever vers les mystères célestes. L’aiglon, quant à lui, introduit une dimension supplémentaire : celle de la transformation et de la croissance spirituelle. Il rappelle que l’âme, encore faible, est appelée à se fortifier par la foi pour atteindre les hauteurs divines.

La nature chimérique de la créature — mêlant différentes formes ou attributs — souligne la tension entre le terrestre et le céleste. Elle peut également être lue comme une mise en garde : sans guidance spirituelle, l’hybridité devient confusion, voire monstruosité. Mais orientée vers Dieu, elle devient au contraire le signe d’un cheminement intérieur, où les contradictions de l’homme trouvent leur résolution dans l’unité divine.

Ainsi, cette chimère-aiglon ne se limite pas à une figure fantastique : elle devient une allégorie du devenir chrétien, un symbole de passage entre faiblesse et élévation, entre matière et esprit.

Encadré avec passe-partout 30/40

  • Technique : Dessin (crayon graphite)
  • Année de réalisation : 2025
  • Hauteur : 30 cm
  • Largeur : 20 cm

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