NDP034 - Le rapace bien en plume

  • Dessin (30 x 20 cm)
  • crayon graphite
  • 2025
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Dessin au crayon graphite des statues érigées par Violet le Duc sur les galeries des tours de Notre-Dame de Paris.

Ici, la chimère prend la forme d’un rapace perché, créature hybride à la fois majestueuse et inquiétante. Son corps, inspiré des oiseaux de proie, évoque la vigilance, la domination des hauteurs et une vision perçante capable de scruter les âmes. Mais, en tant que chimère, elle dépasse la simple nature animale : elle devient un symbole chargé d’ambiguïtés, à la frontière du réel et du spirituel.

Dans la chrétienté médiévale, le rapace possède une double lecture. D’un côté, il peut incarner l’élévation de l’esprit et la proximité avec le divin, notamment à travers l’image de l’aigle, associé à la contemplation céleste et à la parole sacrée. Perché en hauteur, il représente alors l’âme tournée vers Dieu, détachée du monde terrestre.

Cependant, cette créature chimérique introduit une tension. Le rapace devient aussi une figure de prédation, rappelant le danger du péché, de l’orgueil ou de la tentation qui s’abat sur les hommes. Dans l’imaginaire médiéval, les êtres hybrides sont souvent perçus comme des avertissements : ils incarnent le désordre, la transgression des lois naturelles voulues par Dieu, et invitent à la vigilance morale.

Ainsi, cette chimère perchée oscille entre protection et menace, entre élévation spirituelle et chute possible. Elle symbolise la complexité de l’âme humaine selon la pensée médiévale : capable de s’élever vers le divin, mais toujours exposée aux forces obscures qui cherchent à la détourner de sa voie.

Encadré avec passe-partout 30/40

  • Technique : Dessin (crayon graphite)
  • Année de réalisation : 2025
  • Hauteur : 30 cm
  • Largeur : 20 cm

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