NDP036 - Couple de chimères
- Dessin (30 x 50 cm)
- crayon graphite
- 2025
Dessin au crayon graphite des statues érigées par Violet le Duc sur les galeries des tours de Notre-Dame de Paris.
Dans la pierre froide d’une tour dressée vers le ciel, deux chimères veillent. Leurs corps, tordus en une harmonie inquiétante, mêlent écailles, griffes noueuses et regards figés dans une éternelle vigilance. Elles ne parlent pas, mais tout en elles murmure : une mémoire ancienne, lourde de péché et de mystère.
Sous leurs yeux s’étend la ville, vivante et fragile. Les toits serrés, les ruelles étroites, les clochers dressés vers Dieu composent un monde humain, agité par ses espoirs et ses fautes. Les chimères, immobiles, observent sans juger, comme si elles portaient le poids silencieux de ce que les hommes refusent de voir.
Dans la chrétienté médiévale, ces créatures ne sont pas de simples ornements. Elles incarnent l’ombre qui borde la lumière, les forces chaotiques tenues à distance par la foi. Placées aux hauteurs sacrées, elles rappellent que le mal existe, tapi aux marges du monde divin, et que l’âme humaine oscille sans cesse entre chute et rédemption.
Ainsi, perchées entre ciel et terre, les deux chimères deviennent gardiennes d’un équilibre fragile. Elles contemplent la cité comme un miroir des passions humaines : orgueil, crainte, désir, et prière. Leur présence n’est pas seulement menaçante — elle est avertissement. Car là où s’élève la pierre consacrée, l’ombre aussi trouve sa place, pour rappeler aux vivants que la lumière n’existe que face à la nuit.
Encadré avec passe-partout 40/60
- Technique : Dessin (crayon graphite)
- Année de réalisation : 2025
- Hauteur : 30 cm
- Largeur : 50 cm
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